Citations d’Osho, les trois peurs fondamentales

Un thérapeute demande : « Osho, lorsque je travaille avec les gens trois peurs apparaissent constamment : la peur de devenir fou, celle de s’abandonner à l’orgasme sexuel et la peur de mourir. Pourrais-tu, je t’en prie, commenter cela ?
C’est une très importante question existentielle. L’humanité a vécu dans ces trois peurs pendant des milliers d’années. Elles ne sont pas personnelles, elles sont collectives, elles viennent de l’inconscient collectif.

La peur de devenir fou est en chacun de nous pour la simple raison que l’on n’a pas permis à l’intelligence de se développer. L’intelligence est dangereuse pour ceux qui ont des privilèges et de ce fait, pendant des milliers d’années, ils ont coupé les racines mêmes de l’intelligence.
Et c’est exactement la situation dans laquelle se trouve l’homme : on a coupé ses racines. L’homme vit pratiquement déraciné. Il faut le déraciner afin qu’il devienne dépendant de la société, de la culture, de la religion, de l’état, des parents, de tous. Il doit être dépendant. Il n’a plus de racines et au moment où il prend conscience qu’il n’a pas de racines, il a l’impression de devenir fou, qu’il perd la raison. Il perd tous ses appuis, il tombe dans un trou sombre… parce que tout ce qu’il sait est emprunté et ne lui appartient pas en propre. La respectabilité est empruntée et il n’a pas de respect pour lui-même. Toute sa personnalité est empruntée à l’université, à l’église, à l’état. Il n’a lui-même rien en propre.
La deuxième peur est celle de l’orgasme sexuel. Celle-là aussi est créée par les religions. Toutes les religions existent parce qu’elles ont opposé l’homme à ses propres énergies. Le sexe représente toute l’énergie de l’homme, son énergie de vie et les prophètes religieux, les messies, les messagers de Dieu font tous la même chose avec des mots différents, dans des langues différentes, mais leur action est la même… faire de l’homme son propre ennemi.
La troisième peur que tu as citée est celle de la mort et avant tout celle d’être seul. Beaucoup de peur de la mort disparaîtra lors de la première expérience de la solitude sans peur. Beaucoup de ce qui reste de peur de la mort sera immédiatement détruit par l’expérience de l’orgasme, parce que dans l’orgasme la personne disparaît, il n’y a plus d’ego. C’est une expérience mais l’expérimentateur n’est plus là. L’expérience de la mort – les gens meurent dans le dégoût, la misère, la souffrance, toutes sortes de douleurs – vous donne la peur de la mort. Parce que personne n’a connu la mort d’un être illuminé et comment il meurt dans la beauté, joyeusement. Le moment de sa mort est merveilleusement lumineux, silencieux comme si la joie rayonnait de chaque pore de son être. Ceux qui sont près de lui, ceux qui ont la chance d’être près de lui, seront simplement étonnés que la mort soit plus glorieuse que la vie ne l’a jamais été. Mais ce genre de mort n’arrive qu’à ceux qui ont vécu totalement, sans peur, qui ont vécu une vie orgasmique sans se préoccuper des idiots et de ce qu’ils disent, de ceux qui ne savent rien mais qui ne cessent de parler.

La conséquence suprême de la méditation est cette réalisation : vivre le moment présent dans sa totalité, intensément, joyeusement, parce qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur – parce que même la mort est une fiction. »

Osho