Les POUMONS dans la médecine chinoise traditionnelle

En tant de confinement et maladie infectieuse vivace, il m’a semblé utile de partager publiquement le chapitre complet sur les poumons, issu d’un ouvrage en cours de réalisation « le Tao des émotions ».
Ce texte est sous droits d’auteur. En cas d’utilisation, merci de mentionner systématiquement le nom de l’auteur (Dominique Vincent) et la source (tantraaucoeurdeletre.com).

Sommaire

L’ÉLÉMENT MÉTAL

Caractéristiques de l’élément métal

 Organe yin : les poumons
Organe yang : le gros intestin
Organe des sens : le nez et l’odorat
Partie du corps associée : la peau et le système pileux
Liquide organique : le mucus
Goût : épicé, piquant
Saison : l’automne
Moment du jour : le soir
Expression : pleurer de chagrin. La toux survient au moment d’excitation et de changement
Couleur : le blanc

Le symbolisme du métal est multiple. Ce qui apparaît d’abord est le métal des outils qui permettent de choisir, de couper et de séparer pour retenir l’essentiel. En cela, il est bien l’élément de fin de cycle. Mais il permet aussi de retourner la terre, de couper le bois et construire des maisons et des objets de la vie courante, de fabriquer des armes pour attaquer ou se défendre, de confectionner des bijoux. L’action du feu tire le métal de la terre. En fin de cycle, chaque fois que vous avez vécu une expérience significative, en particulier à la fin de la vie, l’élément métal vous invite à en extraire le trésor, ce que vous avez compris, ce que vous allez emmener avec vous. A la fin du processus vous êtes en possession de l’or de l’alchimiste. Le résultat d’une vie intense et passionnée vous permet de partir en paix avec le trésor de l’amour et de la conscience. Un des plus grands trésors, résultat de l’alchimie intérieure, est le sentiment de compassion à l’égard de tous les êtres sensibles de cette planète. Celui qui traverse toutes les phases de l’énergie avec amour et conscience connait la transformation des Bouddhas.

Paradoxalement, alors même que le métal est ressenti comme la fin du cycle de l’énergie, il est aussi à la source de toute la dynamique de vie par l’élan de l’inspiration continuellement renouvelé qui est l’expression même de la vie. L’élément métal – poumons et gros intestin – recèle ce secret de vie, mourir pour renaître. Lorsque vous abandonnez l’air vicié, grâce à la respiration, et la nourriture inutilisable dans les excréments, vous créez de l’espace pour un nouvel apport d’air frais et de nourriture. Un nouveau cycle de vie peut commencer. Cela peut être douloureux, voire vécu comme une agonie. C’est pourtant une phase nécessaire de l’énergie vitale. Dans le processus de croissance, la mort précède la naissance.

Respirez, c’est la vie ! Une vidéo explicative du méridien des poumons

LE MERIDIEN DU POUMON

Caractéristiques générales des poumons

La respiration, c’est la vie. La première inspiration du nourrisson marque votre entrée dans le monde des vivants. Le dernier soupir en signe votre sortie. Entre les deux, toute votre activité biologique et émotionnelle, toutes vos activités, sont rythmées par l’alternance des inspirs et des expirs au nombre d’environ 21600 par vingt-quatre heures.

Les poumons sont le lieu de cette respiration, de l’échange intérieur-extérieur, oxygène-gaz carbonique. L’énergie vitale, le Qi ou Souffle, est ce qui donne l’impulsion d’inspirer. Vous ne pouvez probablement pas retenir votre respiration plus d’une minute. Le record d’apnée est de 11 minutes 35 secondes. Sans entrainement spécifique, des dommages cérébraux se feraient à partir de trois minutes. La MTC considère que les poumons donnent le rythme fondamental qui sous-tend tous les autres rythmes de l’organisme, en particulier celui du cœur. Ils impulsent l’énergie dans le système de circulation des méridiens.

Chose étonnante que vous ignorez peut-être, les poumons sont les organes principaux d’échange de matière entre vous et le monde extérieur. 15000 litres d’air y transitent chaque jour. Grâce à eux, vous inspirez de l’oxygène, et vous rejetez du gaz carbonique et de l’eau qui sont les déchets du métabolisme cellulaire fondamental de production de l’énergie sous forme chimique d’ATP (Adénosine triphosphate). Cela, 24 heures par jour, sans aucune interruption. Sous cet aspect, les poumons peuvent être associés au gros intestin responsable de l’excrétion des résidus solides. Si l’un ou l’autre de ces organes ne fonctionne pas correctement, l’organisme accumule des quantités dangereuses de résidus toxiques. Une heure de marche rapide active vos poumons, fournit un apport énorme d’oxygène pour votre sang et vos cellules et vous permet de brûler les déchets acides de votre métabolisme, et ainsi de modifier le taux d’acidité de l’urine et du sang. Ce faisant vous aidez considérablement votre corps à gérer les problèmes inflammatoires impliqués dans nombre de troubles de santé dont les rhumatismes et les maladies auto-immunes. Les cellules cancéreuses quant à elles fonctionnent en anaérobie. Un bon apport d’oxygène tend à renforcer le fonctionnement des cellules saines qui luttent contre les cellules cancéreuses et à indisposer celles-ci. Statistiquement, les personnes atteintes de cancer qui ont le courage de prendre des marches quotidiennes d’une heure et plus, multiplient leurs chances de survie, de 20 à 50% pour le cancer du sein selon une enquête publié dans le Journal of the American Medical Association. Pour atteindre les 50%, il faut 9 heures de marches rapides ou d’exercices intenses par semaine.

Grâce à la respiration, il n’y a pas de rupture de continuité entre l’espace extérieur et l’espace intérieur. Votre respiration vous met en relation avec la respiration inversée des végétaux, en particulier des arbres. Vous absorbez l’oxygène et vous rejetez du gaz carbonique et, en contrepartie, les végétaux absorbent le gaz carbonique et rejettent de l’oxygène. Constatation importante qui n’est certainement pas fortuite, le système respiratoire humain ressemble à un arbre inversé et les ramifications des branches et des feuilles des arbres ressemblent à la structure des poumons. Saviez-vous que l’arbre en face de vous et vous-même, vous formez un tout organique indissociable ? Surtout, le sentez-vous ?

Les rythmes respiratoires et cardiaques, coordonnés l’un à l’autre, s’adaptent continuellement aux besoins du corps, de son métabolisme. Ils sont donc un des éléments essentiels de l’homéostasie, la capacité de l’organisme de réguler son fonctionnement interne en fonction des changements du milieu externe (température, disponibilité de nourriture, effort à fournir, sexualité…). Ce qui est moins reconnu est le fait que le rythme respiratoire se modifie aussi constamment en fonction des émotions, et même des pensées qui surviennent dans notre esprit. Observez minutieusement votre respiration quand vous êtes en colère, triste, ou déprimé, quand vous êtes préoccupé, quand vous recevez une bonne ou une mauvaise nouvelle ! Chaque émotion induit une posture, une gestuelle et une respiration spécifique.

Arbre & Poumons

Une particularité unique des poumons comparés aux autres organes, est que vous pouvez modifier leur fonctionnement par l’intention consciente et par la volonté. Essayez d’accélérer votre péristaltisme intestinal, le rythme du cœur, les sécrétions de la bile ou du pancréas. Impossible pour le commun des mortels ! Cependant, vous pouvez contrôler votre respiration, l’accélérer ou la ralentir à volonté, utiliser le haut, le milieu ou le bas de la cage thoracique, impliquer le diaphragme et le bas du ventre. La conséquence extraordinairement importante est la capacité de modifier intentionnellement votre état de santé, votre vie émotionnelle et votre fonctionnement mental en agissant sur votre respiration. Vous pouvez décider dans une large mesure d’augmenter votre niveau de vitalité et de santé, d’exprimer, de contrôler, ou même de réprimer si nécessaire vos émotions, d’activer le fonctionnement de votre cerveau.

Si vous ralentissez votre respiration, le cœur aura lui aussi tendance à ralentir. Les mouvements respiratoires, par action mécanique de pression et de dépression, contribuent au pompage du sang par le cœur. Lorsque vous inspirez, vous créez une dépression dans la cage thoracique provoquant un appel d’air ainsi qu’une aspiration du sang vers le cœur et vers les poumons. Le retour du sang veineux du bas du corps est facilité. De la même façon, quand vous expirez, la pression exercée aide le cœur à propulser le sang vers les artères en même temps que d’expulser l’air des poumons vers l’extérieur. De plus, le cœur est posé sur le diaphragme qui est le muscle principal de la respiration. L’activité de ce muscle interagit continuellement le rythme cardiaque que nous en soyons conscient ou non.

La respiration joue un rôle capital dans le processus de la digestion. Le foie est suspendu au diaphragme et l’estomac est attaché au foie. Un mouvement suffisamment ample du diaphragme est absolument nécessaire à la production de la bile et au malaxage du bol alimentaire dans l’estomac. La constipation qui est un blocage du péristaltisme, est également à mettre en relation avec un mouvement respiratoire insuffisant. Le diaphragme par le jeu constant de pression et de dépression masse sans cesse les organes de la digestion ainsi que tous les autres organes qui occupent la cavité abdominale, notamment les reins, la rate, et les organes génitaux internes comme les ovaires et la prostate. In fine, ceux qui développent une grande sensibilité corporelle par la méditation se rendent compte que l’impact de la respiration peut être ressenti dans la totalité du corps de l’extrémité des orteils à la racine des cheveux.

La MTC met en valeur le rôle commun des poumons et la peau dans les échanges avec le monde extérieur. En particulier, ils régulent la température du corps. Lorsque celui-ci est trop chaud, les vaisseaux capillaires de la peau se dilatent pour mettre plus de sang en contact avec la surface du corps. La peau produit la sueur qui, par évaporation, rafraichit le sang qui passe dans les capillaires. Simultanément les bronches se dilatent et les poumons produisent et rejettent de la vapeur d’eau en quantité accrue, ce qui agit également comme système de refroidissement. Par ailleurs, l’odorat joue, souvent à notre insu, un rôle immense dans les interactions entre les odeurs émises par les glandes de la peaux et l’approche des autres. J’ai peur, ou je suis en colère, jaloux… ma peau émet des hormones odorantes spécifiques, l’autre s’écarte. Au contraire, je suis amoureux, tout mon être s’ouvre pour te recevoir dans mes bras, je sens bon pour toi. Chanter nous met en joie, nos odeurs se bonifient, nous aimons chanter en chœur.

La respiration a un effet direct sur la sexualité. Une respiration profonde masse les organes génitaux ce qui fait que quelqu’un qui a peur de ses pulsions sexuelles va avoir tendance à respirer avec le haut de la poitrine et à éviter une respiration diaphragmatique. La sexualité est alors évitée ou devient compulsive. En revanche, une personne vitale sur le plan de sa sexualité aura tendance à ouvrir toute grande ses narines pour capter tous les parfums et odeurs corporels et à respirer profondément et puissamment. Pour les hommes qui souffrent d’éjaculation précoce ou de faiblesse d’érection, de même que pour les femmes qui ont du mal à sentir le désir ou à savourer un orgasme, la première thérapie consiste à apprendre à respirer profondément, à mieux s’oxygéner et à se détendre.

Les muscles de la gorge, qui agissent comme un robinet régulant le débit d’air, sont reliés à la glande thyroïde, laquelle régule la température du corps par la production d’hormones spécifiques. Les vibrations sonores émises par les cordes vocales agissent immédiatement sur cette glande et ses multiples fonctions. On peut la comparer au contrôle d’entrée d’air d’un poêle à bois. Les personnes qui souffrent d’hypothyroïdie, respirent mal et sont particulièrement frileuses. A l’inverse, celles qui font de l’hyperthyroïdie respirent beaucoup plus rapidement et ont souvent très chaud. Celles qui entrent dans la première catégorie ont parfois du mal à exprimer leurs émotions. Celles de la seconde catégorie sont souvent beaucoup plus démonstratives, voire excessivement.

Le rythme et le débit de la respiration est en relation directe avec la qualité et l’intensité des sons émis. L’air inspiré et expiré agit à volonté sur les cordes vocales. Le rythme de la parole, chaque syllabe, chaque voyelle, ont un impact immédiat sur le monde interne et externe. Les vibrations sonores agissent directement sur le fonctionnement de chaque cellule, sur son taux vibratoire, sur sa capacité à éliminer les déchets. Elles interagissent par un système de biofeedback sur votre monde émotionnel. Evidemment, elles sont aussi un élément majeur de l’interaction avec le monde extérieur, les personnes, les plantes, les animaux et même sur la matière physique, cela par l’action mécanique des ondes sonores.

Les voies respiratoires supérieures présentent une anatomie complexe dues entre autres au croisement dans la gorge avec le passage des aliments. Respiration, déglutition, cordes vocales, odorat et gout, tout est lié dans une alchimie d’une foule de composants qui sont également en rapport avec la vie émotionnelle de chacun.

Selon la MTC, les poumons régulent non seulement le rythme du cœur et de l’envoi du sang dans les artères, mais aussi la pulsation de l’énergie le long des méridiens d’acupuncture. Quand nous considérons la place des poumons dans la dynamique des cinq éléments, nous constatons comment ils sont associés à chacun des autres organes yin. Les poumons ont besoin de l’énergie vitale des reins. Sans elle, la respiration ne peut être très profonde. Ils ont besoin de l’énergie du foie qui lui donne son amplitude. Sans elle la respiration est bloquée au niveau du diaphragme : vous ne pouvez respirer rapidement et profondément, condition nécessaire pour pouvoir vous affirmer, crier et, le cas échéant, vous battre. Les poumons fournissent l’air qui active le feu du cœur. Ils aident la rate et le pancréas à faire circuler les liquides nutritifs dans tout l’organisme.

La phase d’énergie associée au méridien de cet organe est une phase descendante, depuis l’expansion maximale du feu, jusqu’au retour au repos. Pour fonctionner, les poumons doivent laisser partir l’air, afin de créer un espace vide qui permet l’inspiration suivante. En automne, tout se relâche et s’apaise. Les feuilles doivent mourir pour quitter les branches des arbres et se décomposer. Elles laissent ainsi la place pour le renouveau du printemps en même temps qu’elles fertilisent le sol en pourrissant ce qui va nourrir les racines.

Trajet du méridien

Trajet externe

Le trajet externe de la route de l’énergie des poumons commence dans le creux formé entre les côtes et l’articulation de l’épaule lorsque celle-ci est portée vers l’avant, et s’achève à l’extrémité du pouce. Le méridien suit le bord externe du biceps, le bord interne du radius, puis, la main bien ouverte, le bord externe des trois os du pouce : le métacarpe et les phalanges jusqu’à la base de l’ongle.

Trajet interne

On distingue deux mouvements internes de l’énergie :

  • Depuis l’estomac, un mouvement descendant jusqu’au gros intestin, puis ascendant jusqu’à la gorge, avec une ramification vers la bouche et le nez. A partir de la gorge, l’énergie rejoint le trajet externe au point P1.
  • Depuis le point Fe14, trajet sous les côtes, jusqu’à P1 dans la poitrine.

Les points d’acupression du méridien du poumon          

P1 : 1 cun sous la clavicule, à 6 cun de la ligne médiane du corps, entre les première et deuxième côtes.

P2 : Sur le bord inférieur de la clavicule, 1 cun au-dessus de P1, à la jonction entre la clavicule et l’articulation de l’épaule.

P3 : 6 cun au-dessus du pli du coude, sur le bord extérieur du biceps.

P4 : 5 cun au-dessus du pli du coude, sur le bord extérieur du biceps.

P5 : Dans le pli du coude, sur le bord extérieur du tendon du biceps.

P6 : 5 cun sous le pli du coude, sur le bord extérieur du radius, à l’intérieur du bras.

P7 : 1.5 cun au-dessus du poignet sur le bord externe du radius dans un creux entre os et tendon. C’est aussi le point clé du Vaisseau Conception.

P8 : 1 cun au-dessus du poignet, à l’extérieur de l’artère.

P9 : Sur le poignet, à l’extérieur de l’artère dans le creux avant la tête du radius. Point source du méridien.

P10 : Au milieu du premier métacarpe, sur la ligne entre la peau du dos de la main et la peau de la paume dans un creux.

P11 : Sur la base externe de l’ongle du pouce sur une petite bosse.

Palpation et Micromouvements

– Regardez attentivement le tracé du méridien sur le croquis. Je vous invite à faire connaissance avec ce méridien et les points situés sur son parcours par la palpation, d’abord sur vous-même, ensuite sur le corps d’un ami. Vous découvrirez progressivement qu’il y a bien une sensibilité particulière tout au long de cette ligne, particulièrement sur les points répertoriés. Faites-le sur vous-même des deux côtés du corps.

-Etendez-vous confortablement sur le dos. Ouvrez légèrement les bras sur les côtés, paumes vers le ciel. Dans un premier temps, observez votre respiration sans cherchez à la modifier d’aucune façon. Constatez l’ampleur du mouvement respiratoire et sa limite naturelle. Dans un deuxième temps, visualisez le trajet du méridien, en particulier le point P11. Sur l’inspiration, mobilisez légèrement les pouces avec le sentiment d’étirer le méridien dans toute sa longueur comme un élastique. Quand, vous expirez, relâchez cet élastique, détendez-vous complètement. Observez que ce micromouvement d’étirement a un effet immédiat sur l’ampleur de votre mouvement respiratoire. Sans effort, vous respirez mieux et davantage.

-Palpation et micromouvements peuvent améliorer considérablement votre respiration. Si vous poursuivez ce type de respiration quelques minutes, vous allez aussi faciliter la résolution des émotions chroniques qui peuvent entraver le bon fonctionnement de vos poumons. Si c’est le cas et si vous trouvez cela difficile, il peut être bon de demander l’aide d’un praticien expert en dégagement émotionnel. Voyez aussi ce que j’expliques sur les émotions impliquées dans le bon fonctionnement du poumon et des voies respiratoires dans les sections qui suivent, Emotions associées, et Apport du décodage biologique.

 

Emotions associées

L’émotion la plus fréquemment associée au poumon est la tristesse car son fonctionnement est en relation avec la capacité à s’ouvrir, à se détendre et à accepter le départ et la séparation. C’est la capacité d’accueillir même une perte en restant confiant que tout est parfait selon la nature des choses, que l’existence prend soin de vous et vous offrira d’autres opportunités. C’est le moment de lâcher prise, créant ainsi un espace pour la réceptivité. C’est ainsi que, lorsque vous respirez, vous devez laisser aller l’air vicié sur l’expiration pour pouvoir inspirer de l’air frais et de l’oxygène. Laissez les choses venir, puis s’en aller, dans une acceptation profonde, sans attachement. Le résultat en est un sentiment de recueillement en son cœur de ce qui reste fondamental et précieux et, également d’espace et de liberté. Ultimement, que voudriez-vous avoir découvert avant de mourir que vous pourriez paradoxalement livrer à vos proches tout en l’emmenant dans l’au-delà. Quel est le germe de vie qui traverse la mort ?

Le poumon se situe dans l’élément métal. Une épée est nécessaire pour séparer ce qui est encore bon de ce qui doit être éliminé et mourir. Cela renvoie au guerrier d’Art Martial qui doit prendre position et trancher au moment précis où il faut le faire. Le métal, c’est aussi l’or que l’on recueille dans le creuset de l’alchimiste, le trésor d’intelligence et de cœur qu’apporte toute expérience vécue totalement et avec bienveillance.

L’armure que vous vous fabriquez pour éviter de ressentir les souffrances et les chagrins de la vie est aussi faite de métal. Vous avez besoin de la phase précédente de l’énergie, la terre maternelle, chaleur humaine et empathie, confiance en l’existence, pour accepter de vous en dévêtir.

L’intégralité de la vie se déroule entre la première inspiration et le dernier soupir. En comprendre le sens profond, c’est accepter d’être né et accepter de mourir. Respirer, c’est accepter d’être connecté aux rythmes de l’univers. Votre manière de respirer révèle votre degré de confiance en la vie. Chaque inspiration est une renaissance. Chaque expiration est une mort.

Quand vous êtes en équilibre dans la phase métal, vous vous sentez ouvert, réceptif, capable de savourer ce qui vous procure du plaisir sans vous y cramponner. Il est normal de vous sentir triste quand vous devez vous séparer d’un être ou d’un objet qui vous est cher. La vie ne s’arrête pas pour autant et de nouvelles opportunités vont se présenter. Serez-vous ouvert pour les reconnaitre et les saisir ?

Si vous êtes bloqué dans cette phase, vous pouvez devenir hypersensible, vous ressentez la perte et vous vous apitoyez sur vous-même. Votre poitrine est vide et enfoncée. Certaines personnes se cramponnent davantage à leurs peines qu’aux bons moments de leur vie. Cela peut donner une sorte d’identité à laquelle s’attacher par habitude, par incapacité à entrevoir une autre manière d’expérimenter leur vie.

A l’inverse, si vous refoulez tout sentiment de perte, vous allez adopter une attitude de fierté défensive. Votre poitrine sera celle d’un soldat à la parade, abdominaux contractés, poitrine projetée en avant, bien bombée. Vous ne pouvez pas vous autoriser à vous détendre, à expirer, à pleurer et, en conséquence, à faire de la place pour le renouveau. Vous pouvez devenir avare et jaloux. Toute prise de conscience, toute libération de votre vie émotionnelle, passe par une prise de conscience et une libération de votre respiration. Les autres phases du cycle énergétique avec les émotions propres qui y sont liées, dépendent de cette libération des poumons. C’est ce qui fonde les grandes techniques de dégagement émotionnel telles que le rebirth, la respiration holotropique, le cri primal, et la première phase de la méditation dynamique d’Osho.

Le dégagement émotionnel des poumons passe par l’acceptation, la libération, parfois la redécouverte des pleurs. Depuis la plus tendre enfance, nous n’avons pas été acceptés dans nos pleurs. Pourtant c’est la façon la plus naturelle pour le bébé de se soulager de ses stress, en particulier celui de la naissance, et de retrouver la paix et la confiance. Adultes, nous avons un besoin vital de nos larmes pour intégrer et passer au travers des grandes peines de la vie, deuils, séparations, accidents.

 

Apport du décodage biologique

Quand nous avons un problème de santé aux poumons et aux voies respiratoires, nous pouvons enquêter sur ce qui peut en être la cause psycho-biologique. Tout ce qui est dit maintenant l’est dans l’intention d’orienter votre réflexion sur ce qui a pu déclencher vos malaises en relation à votre passé, particulièrement à votre enfance, et sur des évènements récents qui ont pu réveiller la mémoire d’accidents ou de traumatismes passés. N’oubliez pas que la peau et ses problèmes est liée aux poumons dans sa fonction d’interface entre le monde extérieur et l’intériorité avec la problématique fondamentale de contact-fusion et de séparation.

Peur de la mort anticipée, de soi, des autres, peur viscérale d’étouffer, de ne pas arriver à reprendre son souffle, mémoire de noyade, « Je ne peux plus respirer », enfermement, prison, claustrophobie. Vivre avec une menace de mort permanente, par exemple de la part d’un ex-compagnon qui bascule dans la violence. Un événement traumatique nous coupe le souffle.

Peur de souffrir avant de mourir. Mémoire d’avoir été présent à quelqu’un qui meurt dans une angoisse et des souffrances de suffocation. Rendre son dernier soupir. Il faut inspirer la vie ce qui équivaut à prendre de l’air. Le poumon se met à produire plus de cellules pour capter davantage d’oxygène et une tumeur cancéreuse se forme. Se sentir pris en otage dans une situation familiale, au travail : « Je manque d’air. »

Manquer d’énergie, de Qi le souffle vital primordial. Des obstacles à mon élan vital, se sentir cassé dans son élan de vie, coupure avec le souffle cosmique, avec l’univers céleste depuis ma naissance, mon incarnation. Je suis en colère d’avoir été mis au monde, je manque de confiance en la vie. Qu’en est-il quand quelqu’un souffre d’apnée du sommeil ?

Mémoire de mort à la guerre dans la famille, de suicide chez un ancêtre, deuil, échec à sauver la vie de quelqu’un, particulièrement d’un membre de la famille, d’un parent. Voir les humains s’entretuer sans pouvoir l’empêcher. Ne plus supporter le spectacle des guerres et des famines sans.

Conflit dans le couple en relation avec une possible séparation, un divorce. Problématique de fidélité avec la peur de se retrouver seul, avec la souffrance de la dévalorisation et d’abandon, avec l’impression d’en mourir.

Vouloir réunir les membres de la famille, de son clan, et ne pas y arriver. Se faire rejeter. Se sentir séparé d’eux, sentiment de perte d’appartenance et donc de solitude. Echouer à vivre avec les autres, se sentir à part, obligé de quitter un lieu de vie et des personnes qu’on aime.

Impuissance à obtenir ou à rendre justice, à discriminer le coupable, à trancher. Sentiment d’injustice, problème dans des délibérations de justice.

Difficulté à se libérer de son passé, de celui de sa famille auquel je suis identifiés, comme dans les familles corses ou mafieuses. Se faire rappeler constamment par un proche que j’aurais dû agir autrement, et de prendre le relais en les ruminant soi-même, en se jugeant, en se dévalorisant.

Porter les chagrins, les désespoirs de sa mère, difficulté à sortir d’un inceste affectif. Se sentir asphyxié par elle. Possible problématique avec le père dans son rôle de séparation avec la mère. Un ou des suicides dans la généalogie du côté de la mère.

 

Ainsi, dans ma famille, les problématiques pulmonaires et respiratoires sont dominantes : arrière-grand-père maternelle héros alsacien de l’après-guerre de 1870 contre l’Allemagne qui se suicide en laissant derrière lui une femme et neuf enfants après un échec de son entreprise, grand-père mort à la guerre de 14-18 alors que ma mère avait 2 ans. Ma naissance en février 1944 au pire de la deuxième guerre mondiale dans la peur des bombardement, tuberculose de mon grand frère quand j’avais 4 ans. Mort d’une petite sœur quand j’en avais 12 de congestion pulmonaire, déclenchement d’une tuberculose pulmonaire de mon père suivie immédiatement d’une tuberculose également pulmonaire de ma sœur ainée très proche de mon père. Ce décès de ma petite sœur survient simultanément à un semi-échec de mon père qui se voyait directeur général d’une grande société d’état au début des années 1950 et qui se retrouve sous-directeur régional en province… J’ai eu des rhumes et des grippes à répétition tous les hivers de mon enfance… Et je n’étais pas le seul de la fratrie !

 

Donner, recevoir. panic de perdre, finances, propriété, biens, relations, position sociale…

Lutter contre sa sensibilité, l’interdit de pleurer, auto-jugement si je le fais. Fumer pour anesthésier sa peine, sa peur…

Soumission à la figure paternelle, en famille, au travail ou ailleurs. Combien de pères ont cassé le souffle de vie de leurs enfants ? Je me souviens d’un père qui, dans un débat télévisé auquel je participais, criait : « Il faut redonner de la motivation à nos enfants. » En l’écoutant je me demandais : « N’aurait-il pas tué la motivation de ses propres enfants ? »

Perte d’un enfant, décès d’un conjoint, d’un membre de sa famille, fausse couche, ne pas se pardonner une ivg. Choix difficile, difficulté à rebondir, se sentir dans un gouffre, un abîme, se réfugier dans la spiritualité pour sublimer la douleur de la vie sur terre.

Une scène de famille tristement récurrente : papa et maman se dispute, maman commence à pleurer. Le petit garçon vient dans les bras de sa mère pour la consoler. Peu après, la petite fille se retrouvera en promenade avec son père dont elle devient la confidente.

Exercices

– Debout, en marchant, ressentez et adoptez successivement les émotions et attitudes suivantes, deux ou trois minutes pour chacune :

  • La tristesse, le chagrin, la souffrance
  • La jalousie, l’envie
  • L’ouverture et la confiance
  • L’attachement
  • L’accueil
  • Le lâcher-prise
  • L’avarice
  • La fierté défensive : « Je suis un homme, je ne ressens rien. Jamais je ne pleurerai. »
  • L’expansion, l’espace. Imaginez-vous tel un oiseau qui joue avec le vent dans le ciel.

Observez les attitudes que vous prenez ; observez votre façon de marcher et surtout de respirer. Soyez spécifique : ventre, dos, poitrine, gorge, narines… Cela vous permet d’explorer les émotions reliées à la phase métal. Cependant, comme les poumons régulent la vie émotionnelle dans son ensemble, vous pouvez continuer cet exercice avec l’observation de toutes les émotions imaginables qui référent à d’autres phases de l’énergie : la peur, la colère, la rumination mentale, la joie, l’excitation sexuelle… Toutes, absolument toutes, modifient le rythme et bloque une partie spécifique des muscles de la respiration en même temps qu’elles entrainent un changement postural.

 

– Allongez-vous sur le dos :

  • Prenez conscience de la respiration dans votre poitrine. Lorsque vous inspirez, observez vos côtes qui s’étirent, vous êtes en expansion. Lorsque vous expirez, réalisez que vous vous détendez, que vous vous laissez complètement aller.

Sur l’inspiration, ouvrez les bras et les mains, en étirant les pouces vers le sol à l’extérieur. Sur l’expiration, détendez-vous et laissez vos mains et vos bras revenir à leur position initiale.

  • Tout en inspirant, sentez le mouvement ascendant de l’énergie depuis les intestins vers le haut de la poitrine et la gorge. Quand vous expirez, ressentez l’énergie descendante, qui circule depuis le haut de la poitrine, dans les bras, vers le pouce et l’index.

– Visualisez-vous en harmonie avec l’automne : les vents froids, les feuilles des arbres qui retournent à la terre, laissant le tronc et les branches dénudés. Enfilez un bon chandail de laine et marchez, conscient de l’espace et de la liberté dont vous jouissez, et en même temps peut-être de la tristesse et de la mélancolie.

 

– Le rebirth ou renaissance, est une technique qui se situe dans l’interface entre exercice respiratoire, libération émotionnelle et méditation. Comment cela se passe-t-il ? Durant une séance qui peut durer trente à quarante-cinq minutes, voire plus, vous inhalez en prenant un peu plus d’air que d’habitude, vous relaxez complètement sur l’expiration. Ordinairement, il y a toujours une courte pause entre inspiration et expiration et entre expiration et inspiration aux points tangents où la respiration s’inverse. Dans le processus de rebirth, vous effacez ces pauses. Votre respiration devient comme un cercle continu, comme une roue qui tourne sans interruption. Cela provoque une augmentation de l’oxygénation du sang et, par conséquence, des cellules. Cela modifie en particulier le fonctionnement des cellules nerveuses, en même temps que votre schéma habituel de respiration, limité par les émotions non reconnues et non exprimées. Vous allez probablement ressentir des émotions occultées avec la possibilité de les vivre jusqu’à leur terme, et ainsi, de vous en libérer. Ce qui survient peut être intense et surprenant. Curieusement, les premières émotions qui remontent, ramènent souvent à l’expérience de la naissance avec des souvenirs sous forme d’images, de sons, d’odeurs qu’il est ensuite possible de vérifier auprès de sa mère ou d’autres témoins de sa naissance. Si l’on considère que l’élément majeur du rebirth consiste à faire l’effort d’inspirer un peu plus que d’habitude, cela nous reconnecte à l’impulsion de la première inspiration du bébé.

 

Une phase de relaxation profonde suit presque toujours la libération émotionnelle. C’est un moment de méditation que beaucoup qualifient d’extatique. La présence au corps s’impose d’elle-même grâce à l’intensification sensorielle due à l’oxygénation complète. Les émotions sont acceptées, le mental surpris ne trouve plus rien à dire. Cet état dure une bonne vingtaine de minutes. Il offre un avant-goût de la façon dont vous pourriez faire l’expérience de la vie en méditant, en aimant et en disant un grand oui à ce qui s’offre à vous.

 

Méditation

« Oh serviteur, où dois-tu me chercher ?
Halte ! Je suis tout proche de toi.
Je ne suis ni dans les temples, ni dans les mosquées.
Je ne suis pas non plus dans la pierre Kaaba de la Mecque ni au mont Kailash,
Ni dans les rites et les cérémonies,
Ni dans le yoga et le renoncement.
Si tu es un véritable chercheur,
Tu vas enfin me voir,
Tu vas me rencontrer le moment venu.
Kabir dit : Oh chercheur de vérité, Dieu est la respiration de toutes les respirations. »
Extrait des chants de Kabir. Traduction de l’anglais par Dominique Vincent. Songs of Kabir translated by Rabindranath Tagore, première édition en 1915.

Tout est dit par Kabir dans cette prise de conscience : « Dieu est la respiration de toutes les respirations. » Dieu, la Vie, l’Existence respire par moi, au travers de moi, en moi. Je suis un être animé par ce Souffle. Si je veux vraiment, avec tout mon cœur, toute mon âme, reconnecter à la Source, un des moyens les plus simples, les plus directes et les plus efficaces, est de se mettre à l’écoute de ma respiration : l’impulsion d’inspirer, l’élan de vie qui dilate tout mon être à partir du ventre, du cœur et de toute la poitrine, la vague qui revient sur elle-même et retourne dans les profondeurs de l’océan.

Dans l’univers du Yoga et de la méditation, la compréhension de la respiration est devenue une véritable science. C’est l’objet notamment du Pranayama qui est le yoga de la respiration, et des zikrs, les exercices respiratoires et méditatifs des cercles soufis. En fait toutes les traditions quelles qu’elles soient, taoïste, africaine, amérindienne, tibétaine, utilisent un travail respiratoire pour entrer en transe, guérir ou trouver le silence intérieur. La méditation bouddhiste Vipassana en fait un élément majeur d’observation pour atteindre la pleine conscience. Cela est également vrai de Chiné chez les tibétains où l’observation du souffle tient une part importante

Le Maître Osho a suggéré de pratiquer cette observation du souffle d’une manière spécifique, en posant son attention dans le ventre là où l’impulsion primordiale prend naissance. L’effet est très différent de la méthode préconisée dans le Bouddhisme tibétain et dans l’école Vipassana de Goenka qui invite à observer la respiration au niveau des narines pour obtenir le calme mental. Osho ne vise pas que le calme mental mais essentiellement la dynamique de vie qui vient des trippes, des profondeurs de nos entrailles, en relation à nos organes sexuels qui sont continuellement massés par le mouvement respiratoire.

Osho a créé un processus de thérapie-méditation de groupe qu’il a appelé « Mystic Rose », « la Rose Mystique ». Le processus s’étend sur trois semaines. Pendant la première, les participants cherchent trois heures durant à trouver le rire spontané, celui du petit enfant qui n’a besoin d’aucune raison particulière parce que, simplement, il est heureux. Cette phase correspond essentiellement à l’élément feu du cycle. Dans la deuxième semaine, également pendant trois heures, les participants cherchent à retrouver les pleurs qu’ils ne se sont pas donnés le droit de ressentir et de laisser sortir. Ils s’autorisent à ressentir toutes leurs souffrances actuelles ou anciennes, voire toutes les souffrances du monde. Ils se permettent de pleurer tous les sentiments refoulés liés à des expériences de perte : amours, possessions, situations, deuils, violences… C’est la phase métal de l’énergie qui se libère. La dernière semaine est occupée par trois heures de méditation faite de trois temps d’assise de cinquante minutes en observant le souffle suivis chacun de 10 minutes de danse, libération du mouvement, créativité spontanée, expansion.

La « méditation dynamique » d’Osho commence par dix minutes d’une technique yoguique ancienne nommée « Bhastrika », le soufflet de forge. Vous respirez puissamment en portant l’effort sur l’expiration par le nez, de façon intense et chaotique, debout, les jambes fléchies et le plus rapidement possible. Cela permet de faire remonter les émotions refoulées et de les libérer. Le silence vient plus tard après que vous vous soyez bien nettoyé.

Le sage Taoïste Lao Tzu dit : « Je suis bienheureux car je tète encore ma mère. » J’ai envie de poursuivre : « Je suis bienheureux car je m’abandonne dans les bras de ma mère qui me berce par la respiration. » Mettre Dieu au féminin change profondément en moi quelque chose de subtile et de puissant. Il y a le moment pour la volonté et l’effort comme dans la méditation dynamique. Il y a un temps pour la relaxation totale, pour se laisser nourrir, caresser, bercer, guérir par les forces bienveillantes de l’univers perçu comme une mère bienveillante. Ce pourrait être l’ultime méditation, s’étendre dans la prairie ou sur un tapis moelleux, sans rien faire, au rythme de sa respiration, savourer…

Massage

Les techniques de détente des articulations, tout particulièrement la méthode Trager, fonctionnent très bien pour cette phase. Elle mène au lâcher-prise et aide à donner un sentiment nouveau d’espace intérieur et de connexion entre le corps et l’univers. Le principe de base de cette technique consiste à faire jouer très prudemment toutes les articulations de votre partenaire, pour détendre les muscles et les ligaments. Etirez doucement la tête, les membres, chaque doigt et chaque orteil, en visualisant que le corps de votre partenaire s’ouvre dans toutes les directions. Lorsque vous agissez ainsi, vous l’aidez à prendre conscience d’un nouvel espace dans son corps, relié à l’espace infini du monde extérieur. Le Trager aide à dégager le contrôle excessif que peut exercer l’énergie du méridien de la vésicule biliaire sur les émotions et la respiration.

Acupression

Tout d’abord, je vous suggère d’explorer les points d’acupression du méridien, et ceux qui y sont associés dans le dos et sur la poitrine, sur vous-même. C’est le meilleur moyen d’apprendre en ressentant l’effet des différents mouvements et pression que vous pouvez y exercer. L’auto-massage est également un merveilleux moyen d’action sur la circulation de vos énergies et d’auto-guérison.

Les trois points diagnostiques principaux de l’énergie de cet organe sont le point source P9, le point P1 sur le devant de la poitrine et le point V13 dans le dos, latéralement à 1.5 cun du processus épineux de la troisième vertèbre dorsale. Le point V42, au même niveau que le point V13 mais à 3 cun de la colonne, peut également servir de point diagnostique, davantage dans la sphère émotionnelle.

Toute la zone située le long de la colonne, depuis la septième vertèbre cervicale jusqu’à la troisième dorsale, reflète l’état des poumons et peut servir à équilibrer leurs énergies.

La plupart des points des autres méridiens situés sur la poitrine, sur la gorge et autour du nez, sont également en relation avec l’état des poumons.

Exemple

Voici un schéma possible d’intervention pour équilibrer le courant d’énergie dans le méridien du poumon. Travaillez successivement les deux côtés du corps.

Pour le côté droit, le thérapeute se place à la droite du client :

La main gauche exerce une pression sur le point P1 ou P2, en choisissant le plus sensible pendant que la main droite presse successivement les autres points, de P3 à P11, en insistant sur les plus sensibles.
Main gauche, P1 et/ou P2
Main droite, P3 à P11

Placez ensuite la main gauche en V13, point Shu du poumon ou sur un point sensible de cette zone, tandis que la main droite explore les points situés sur la poitrine, à commencer par les points P1 et P2. Les points les plus courants sont E9, E13 à 16, R21 à 27, VC16 à 23, et RP17 à 21.
Main gauche V13
Main droite
E9, E13 à E16
R21 à R27
VC16 à VC23
RP17 à RP21

Rappelez-vous : vous ne devez pas, ni même n’avez besoin de presser chaque point. Attardez-vous sur les plus sensibles et suivez votre intuition, en laissant vos mains vous guider. Ecoutez attentivement ce qu’exprime votre partenaire sur ses sentiments et ses douleurs.

A la fin de chaque cycle, une rencontre, une activité, une journée, une vie, une aventure, pensez à recueillir le trésor que ce cycle vous a révélé. Enrichi par cette expérience qui fait maintenant partie du passé, prenez un temps de repos et préparez-vous pour une nouvelle expérience. Gratitude et ouverture…

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